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“un bon musulman, ce serait un musulman qui n’est pas musulman”

1 février 20171 février 2017 Sarah Al-Matary

(primaire de la gauche, débat télévisé du 25 janvier 2017)

Pour mieux s’en détacher, Benoît Hamon reprend au conditionnel une affirmation qui résume selon lui l’opinion d’une partie de la population française ‒ les « néoconservateurs » : « un bon musulman, ce serait un musulman qui n’est pas musulman ». En donnant à ce paradoxe la forme d’une épiphore (reprise d’un même mot au terme de chaque segment), il en accentue l’absurdité : ce qui apparaissait comme une possible définition s’annule. Contrairement à ceux qui font de la laïcité « un dogme de plus » ‒ selon une formule de François Hollande qu’il fait sienne ‒, Hamon refuse de se poser en donneur de leçons, en dispensateur d’une vérité ; pour peu, il ferait passer son concurrent Manuel Valls pour l’un de ces prédicateurs qui séparent le bon grain de l’ivraie.

Posted in Figurez-vous…Tagged Benoît Hamon, épiphore, paradoxe

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“Elle [la gauche] connaît maintenant un ressac. Pas un reflux, un ressac : elle ne recule pas seulement, elle bute sur ses propres renoncements.”
« D’un côté une social-démocratie avant tout réaliste, de l’autre un socialisme renouvelé et en partie utopique. »

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