« Quand on me dit que je veux des têtes, je n’en ai jamais demandé et je ne veux pas qu’on se paie la mienne »

(Jean-Luc Mélenchon, 13/02/2017)

Depuis que la question de l’union de la gauche est de nouveau sur le devant de la scène, Jean-Luc Mélenchon se voit régulièrement reprocher son intransigeance, qui le conduit à refuser toute alliance avec l’aile droite du PS. Il n’est en effet pas envisageable pour Benoît Hamon d’ « offrir des têtes », c’est-à-dire de priver de leur investiture aux élections législatives les personnalités associées à la politique des gouvernements Valls. L’expression est immédiatement reprise par le leader de la France insoumise, qui joue sur le terme de « tête » en l’intégrant à des formules où son sens varie, à la manière d’une antanaclase. Des « têtes sur des piques » qui ravivent le souvenir de la Terreur sous la Révolution française (blog de Jean-Luc Mélenchon, 9/02/2017), des têtes à « demander » pour mieux les « faire tomber », des têtes « qu’on se paye » : ces tractations ont de quoi faire « perdre la tête » aux électeurs de gauche !

A propos Chloé Gaboriaux

Enseignante-chercheuse à Sciences Po Lyon et au laboratoire Triangle. Voir ma page personnelle sur le site du laboratoire Triangle.

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