« Macron, Mélenchon, Hamon, Fillon… un ‘on’ ça ose tout, c’est à ça qu’on le reconnaît ! »

(Marion Maréchal-Le Pen, meeting « Au nom du peuple », 4 février 2017)

L’attaque ad personam, associée à une déformation du nom de l’adversaire, est courante en politique. Mais plutôt que d’inventer des surnoms aux candidats à la présidentielle, Marion Maréchal-Le Pen se contente d’énumérer leurs véritables patronymes : le procédé devient injurieux lorsque la liste, rendue cocasse par la reprise de  la syllabe finale (homéotéleute) est associée à l’aphérèse de « con ». Le jeu de mots est d’autant plus malheureux que l’oratrice elle-même se prénomme Marion (comme sa tante, dite Marine), mais l’allusion à la réplique des Tontons Flingueurs est parfaitement claire ; et l’oratrice déplace l’affront fait aux « amis de Marine Le Pen » en mars 2015, lorsque Najat Vallaud-Belkacem avait déclaré à la télévision : « Les amis de Marine Le Pen, ça ose tout. C’est à ça qu’on les reconnaît ».