« Marion Maréchal-Le Pen est quand même plus Klaus que Barbie »

(Jean-Frédéric Poisson, Marseille, 1er avril 2017)

Coup de tonnerre dans le Landernau politique. Après avoir été repêchés in extremis par le Conseil constitutionnel, les deux candidats surprise de cette drôle d’élection se déchirent déjà : accusé de sexisme par la nouvelle égérie de l’extrême droite, le leader du Parti chrétien-démocrate se défend de l’avoir comparée à la célèbre poupée. A cette fin, il joue sur l’homonymie pour créer une antonomase humoristique, à partir d’une construction empruntée aux Inconnus (« Je ressemble plus à Robert qu’à Redford »). Cette dernière dissocie le nom du prénom dans une comparaison qui confronte les connotations associées à chacun des termes. Jean-Frédéric Poisson y a recours ici pour souligner la proximité de l’idéologie frontiste avec celle du SS – le « boucher de Lyon » – dont il ne retient que le prénom, le nom étant en effet identique à celui du jouet vendu par Mattel. Il atteint ainsi le point Godwin à la vitesse de la lumière… Nul doute qu’il ne corrige bientôt le tir en déclarant à l’intéressée : « il y a parfois beaucoup de classe dans votre réalité » !

 

1 commentaire sur “« Marion Maréchal-Le Pen est quand même plus Klaus que Barbie »

  1. Poisson d’avril ! Il n’y a bien sûr pas eu repêchage constitutionnel ni altercation à propos de Barbie ou de Klaus Barbie. Et personne n’a eu recours à la construction « Il y a beaucoup de X dans votre réalité » en guise d’excuse. Personne ?

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