« Emmanuel Macron, c’est le Jean-Claude Van Damme de la politique »

(Marine Le Pen, meeting de Lille, 26 mars 2017)

Marine Le Pen, en meeting à Lille, taxe le leader d’En marche ! de « Jean-Claude Van Damme de la politique ». L’antonomase discrédite conjointement le fond et la forme du discours d’Emmanuel Macron, par la référence aux sorties de l’acteur belge, mixte de réflexions prosaïques et de considérations abstraites. Mais ce rapprochement ne pointe pas que le caractère abscons des propos de Macron. Il suggère également son opportunisme : comme Van Damme, capable de faire le grand écart entre deux camions, Macron ouvrirait les bras à tous ceux qui voudraient le rejoindre – qu’ils soient de droite ou de gauche. En outre, pour s’être exprimé en anglais lors d’une conférence à Berlin, il représente « l’Anti-France » aux yeux de la présidente du Front national. Serait-ce pousser l’analogie un peu loin que de dire que les atouts physiques du plus jeune candidat à la présidentielle en font l’équivalent politique de la star bodybuildée ?