« Je m’en remets donc au seul jugement du suffrage universel »

(François Fillon, Le Figaro, 16/02/2017

Après avoir annoncé qu’il démissionnerait s’il était mis en examen, François Fillon se soustrait désormais au pouvoir judiciaire pour confier désormais son destin au peuple, dont il fait son seul juge. Par une métonymie, qui désigne les électeurs à travers leur mode d’expression, il espère se faire le champion d’un principe démocratique fondamental : la souveraineté du peuple. Mais nos démocraties contemporaines ne sont-elles pas aussi essentiellement liées à l’Etat de
droit ?