« L’Europe est de retour »

(Benjamin Griveaux, France 2, 29 mai 2017)

Le porte-parole des Républicains En Marche ne parle pas de tectonique des plaques – notre continent est toujours à la même place. Mais la métaphore du tremblement de terre n’est pas loin, l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron représentant un événement d’une force et d’une soudaineté telles que l’Europe peut revenir après avoir disparu. Benjamin Griveaux manie bien sûr la métonymie, car ce sont les dirigeants de l’Union, éliminés des tractations diplomatiques concernant la Syrie, qui reviennent dans le jeu grâce à la rencontre du président français avec Vladimir Poutine. En somme, quand le jeune vainqueur du scrutin  du 7 mai traversait seul dans l’obscurité la cour du Louvre pour apparaître devant la pyramide au son de l’Hymne à la joie, c’était l’Europe qui revenait parmi les siens, après un nouvel enlèvement. L’allégorie prend rétrospectivement toute sa signification.

 Crédits photo : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP/Archives

Mise en ligne : juin 2017