« Dans les années 1970, il était coutumier de rappeler que l’union est un combat, il ne faudrait pas que l’union devienne une combine »

(Alexis Corbière, Le Monde, 14/02/2017)

Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon reprend le slogan avec lequel Georges Marchais avait convaincu le Parti communiste de se rallier au programme commun porté par les socialistes. Dans un rapport pesant le pour et le contre, ce dernier s’inquiétait déjà des « combinaisons électoralistes » auxquelles l’union pouvait donner lieu. Alexis Corbière synthétise le dilemme en une paronomase évocatrice, dévoilant la « combine » cachée derrière le « combat ». S’agit-il de mettre à distance toute alliance avec Benoît Hamon ? La référence au programme commun laisserait plutôt penser le contraire…

A propos Chloé Gaboriaux

Enseignante-chercheuse à Sciences Po Lyon et au laboratoire Triangle. Voir ma page personnelle sur le site du laboratoire Triangle.

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