Monthly Archives: mars 2017

« Nous ne croyons pas à la fatalité d’une élection par défaut, par dépit, par déprime »

(Benoît Hamon, Discours de Bercy, 19 mars 2017) De François Hollande, on a retenu les anaphores. A Bercy, dont il espérait faire son Bourget, Benoît Hamon semble avoir préféré l’homéoptote. Ce dernier fait porter la répétition non pas sur des mots ou groupes de mots placés en début de phrases …

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« J’ai admiré vos pudeurs de gazelles »

(Jean-Luc Mélenchon sur TF1, 20 mars 2017) C’est peut-être ce qui restera du premier débat de la présidentielle de 2017 : l’interpellation par Jean-Luc Mélenchon des deux journalistes qui conduisaient les échanges et venaient de manier l’euphémisme en évoquant « des affaires judiciaires concernant certains d’entre vous » (au lieu de parler carrément …

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« Ils ont peut-être le sens des affaires, moi j’ai le sens de l’État »

Benoît Hamon, meeting de Bercy, 19 mars 2017 Loin de mettre les candidats à la présidentielle sur le même plan, le parallélisme utilisé par Benoît Hamon creuse l’écart : pour se distinguer des représentants du « parti de l’argent », quelle que soit leur couleur politique, le socialiste oppose son propre « sens de …

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« En marche ! est une auberge espagnole »

(Jean-Christophe Cambadélis, Radio Classique, 16 mars 2017) Interrogé sur le parti d’Emmanuel Macron, Jean-Christophe Cambadélis a recours à une métaphore popularisée par le film de Cédric Klapisch. Désignant d’abord une auberge et par extension un repas où l’on ne mange que ce que les convives ont apporté, l’expression est généralement …

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« Vous imaginez de Gaulle dire ‘je suis le candidat catholique’ ? »

(Henri Guaino, LCI, 16 mars 2017) L’histoire commence avec une méchante boutade qui fait mouche dans la campagne de la primaire de la droite et du centre : « Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ? ». Quelque temps plus tard, du fait d’une conjoncture pour le moins inattendue, celle-ci fait …

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« Fillon est mort de chez mort »

(Nicolas Sarkozy, Le Canard enchaîné, 15 mars 2017) Lorsque, en référence aux déboires du candidat LR, Nicolas Sarkozy déclare que « Fillon est mort de chez mort », il emprunte au parler ultra-contemporain une construction marquant l’intensité. Sous l’influence des hébraïsmes bibliques (« vanité des vanités »), le français admet certes un petit nombre …

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« Nous sommes le camp de la raison et le camp de la nation ! »

François Fillon, Caen, 16 mars 2017 Le parallélisme qui associe les partisans de François Fillon à la « raison » et à la « nation » (elles-mêmes identifiées l’une à l’autre) les oppose implicitement à leurs adversaires de gauche, jugés irréalistes, et suspects de défendre des intérêts « communautaires » ou européens avant ceux du pays. …

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« le seul adoubement, c’est celui du peuple français »

(Emmanuel Macron, Berlin, 16 mars 2017) A l’issue de sa rencontre avec Angela Merkel, Emmanuel Macron joue la carte de la modestie : conscient que son entretien avec la chancelière allemande renforce son statut de présidentiable, il s’en remet désormais au choix des électeurs français. La métaphore de l’adoubement, empruntée …

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« Fillon, c’est Monsieur ‘Et alors !' »

(Jérôme Guedj, BFMTV, 14 mars 2017) « Et alors ? » avait rétorqué François Fillon interrogé sur l’affaire des costumes. A l’occasion de la mise en examen du candidat LR, Jérôme Guedj fait de cette citation un trait si caractéristique de François Fillon qu’il peut en devenir le nom : le groupe …

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« Une locomotive qui n’a plus de wagons »

(Hubert Védrine, France Inter, 14 mars 2017) Interrogé sur un éventuel approfondissement de l’UE, Hubert Védrine a recours à une métaphore qui identifie l’Europe à une locomotive sans wagons. L’image vise à illustrer la rupture entre les populations et leurs dirigeants, qui ont de plus en plus de mal rallier …

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